Des conseils pour l'écriture multimédia :
Les progressions pédagogiques

Véronique Duveau-Patureau

Ces 4 étapes nécessaires à l'élaboration d'un produit multimédia par un formateur-auteur qu'il soit on-line ou off-line permettent de repérer le travail que doit effectuer. S'il doit travailler en continuité avec des apprenants pour valider et enrichir ses idées et si une procédure doit être mise en place par l'institution pour assurer le passage d'une étape à l'autre, il doit travailler sur chacun des documents de façon chronologique pour assurer une maîtrise et qualité de son produit.

Le mode de travail du formateur à chacune des étapes peut être manuscrit ou plus ou moins informatisé : si l'enseignant ne sait pas produire une maquette interactive sous Powerpoint, il peut rédiger celle-ci sur papier et la faire réaliser par des spécialistes. Le plus important est qu'il ait fait des choix à chacune des étapes validés tant par les futurs utilisateurs que l'institution et que la progression dans le projet, soit toujours vers plus d'opérationnalité pour arriver à la diffusion du produit.

Les plus grandes difficultés pour le formateur sont :

  • de prendre de la distance par rapport à son expression théâtrale et linéaire qui tient en haleine un groupe d'étudiant pour en faire un travail écrit (texte, image) et interactif pour un étudiant seul,
  • de se centrer sur la démarche d'apprentissage de l'apprenant (que fait-il dans sa tête pour apprendre ?) et non sur sa démarche d'enseignement basée sur le contenu,
  • de passer d 'une réflexion globale et philosophique à un écran avec des clics pour cela le travail avec un concepteur peut-être utile.

Document proposé : deux types de fiche-projet/CC

Références

Livre

  • Guide du multimedia de la formation, RETZ, page 46 à 61.
  • Multimédia interactif, Édition et production, J.-B. Touchard, Microsoft Press.

Site

  • www.fse.ulaval.ca/GUIDEW3

Cédérom

  • Designer's edge, cédérom édité par la Cegos.

L'écriture de la maquette ou storyboard ou sa réalisation avec un outil informatique permet de tester ses idées et d 'opérationnaliser l'interactivité de son produit.

C'est un travail de scénarisation à l 'intention de l'apprenant : que se passe-t-il quand il clique sur quoi ?

Ce document spécifie au réalisateur informaticien ce que vous attendez de lui. En règle général, on essaie sur quelques écrans pour voir si le concepteur et l'informaticien se comprennent et donc pour calibrer sa méthode de travail.

L'avantage du storyboard ou de la maquette est de pouvoir la « co-designer » ou la coproduire avec des apprenants. En leur montrant l'écran et ce qu 'ils pourraient cliquer, ils réagissent tout de suite et cela permet ainsi de préciser comment ils souhaiteraient agir sur cet écran. Le formateur doit ensuite faire un travail de prise de recul en validant que ce que demande l'apprenant peut être qualifié comme démarche d 'apprentissage.

Un storyboard se compose toujours des pages écrans telles qu'elles sont imaginées par le concepteur (elle pourront être remise en page par le réalisateur) accompagnées par une page de description de l'interactivité. Toutes ces pages écrans doivent être représentées sur l'arborescence du produit.

Références

  • Ariane Mallender, Écrire pour le multimédia, L'harmattan.

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© Véronique Duveau-Patureau
Mep Bernard Dimet
lundi 16 janvier 2006