Texte intégral NOTE TECHNIQUE N° 6 27 NOVEMBRE 1984 Coordination entre les responsables de centres et les animateurs AVERTISSEMENT La présente note se fixe pour objectif d'imaginer les relations entre les instituteurs, responsables des Ateliers Informatiques et les animateurs chargés de les seconder dans leur tâche d'information et/ou de formation auprès du « grand public » ou des différents clubs spécialisés (cf. note 4 page 3).
1. LE ROLE DU RESPONSABLE DE L'ATELIER INFORMATIQUE Dans cette note, nous nous contenterons de définir les grandes lignes de l'action des instituteurs responsables des Ateliers, sachant que les détails techniques de leurs interventions seront traités par ailleurs (notamment dans le descriptif des contenus de formations dispensées lors des deuxième et troisième sessions de stage). 1) Assurer la première "mise en route" de leur Atelier auprès des publics scolaires de leur "circonscription" ou de leur école. Cette phase initiale revêtira une extrème importance dans les régions où l'opinion publique n'aura pas été assez bien convaincue de l'intérêt de l'opération (...). Pour éviter le moindre faux pas, les instituteurs disposeront de permanences téléphoniques de secours leur permettant de se renseigner immédiatement sur les questions techniques qu'ils ne parvienfraient pas à traiter (des extensions plus télématiques demeurant envisagables par la suite...). 2) Assurer la formation minimale de leurs collègues d'établissement ou de circoncription à l'emploi des logiciels disponibles dans l'Atelier (et inclus dans la dotation de fonctionnement de base). 3) Mener les négociations avec les partenaires obligés des Ateliers (municipalités, associations, conseils d'écoles, etc.) dans le but de promouvoir une image positive de l'opération... 4) Mettre au point des conventions d'utilisation avec les partenaires pré-cités. On peut imaginer qu'une structure d'aide au décollage offre des conseils adéquats (par téléphone) et assure la publication (par voie postale ou télématique, de fiches périodiques de remise à jour, de conseils et d'exemples "significatifs" De même, une liste de conventions-type devrait permettre de traiter de la quasi- totalité des cas possibles (les cas non prévus faisant justement l'objet de conseils "personnalisés" de la part des cellules régionales de pilotage ). 5) Assurer éventuellement le démarrage de quelques "formations pilote" destinées à des publics non scolaires (initiation pour ce qui se raporte au grand public, ou information plus détaillée pour des groupes plus homogènes). Ces actions devraient être soutenues par une logistique suffisante, s'inscrivant dans l'orientation générale de l'accompagnement et du suivi pédagogique des actions d'information ou de formation... 6) En fonction des compétences personnelles et des goûts des responsables d'ateliers, il n'est pas impensable d'envisager que certains d'entre eux s'adonnent à encadrer des stages de formation à quelques uns des principaux usages de l'informatique... On assisterait ainsi à une démultiplication quasi "terminale" de l'opération. Naturelle- ment, ce genre de situations a peu de chances de se produire très souvent dans la réalité, sauf si les formations générales et les produits multimédia d'accompagnement se révèlent suffisamment incitatifs et porteurs... 7) S'entraîner à leur rôle d'animateur d'une équipe : Cette activité semble être l'une des plus faciles à obtenir, étant donnée la grande habitude des instituteurs dans ce genre de domaines (et à condition qu'un temps suffisant soit réservé à une mise à niveau concernant la pédagogie des adultes)... 8) S'entraîner au recrutement des animateurs des ateliers, et notamment des jeunes TUC : Les "TUC" ne devant pas rester trop longtemps attachés aux ateliers (afin de ne pas les "fonctionnariser "), les instituteurs devront régulièrement en recruter de nouveaux, d'où l'importance d'une formation spécifique à ce genre de tâche (cf. stage N° 2, note 5, page 4)... 9). Assurer la formation technique des futurs animateurs (TUC et autres) à l'emploi du nano-réseau et à l'ensemble des logiciels disponibles. Ceci permet- trait aux instituteurs de confier assez vite aux animateurs une partie non négligeable de leur travail de contact direct avec les usagers des Ateliers 10) Assurer une partie de la formation "pédagogique" des animateurs, notamment en ce qui concerne la relation à entretenir avec le public des Ateliers Cette formation "directe" de l'équipe se trouvera complétée par des stages décentralisés, organisés spécialement pour les animateurs, ce qui aura entre autres effets celui de confronter puis d'harmoniser en partie les pratiques... 11) A moyen terme, assurer une ou plusieurs forma- tions spécifiques susceptibles de répondre à des demandes locales : Des actions de ce type présenteraient entre autres attraits celui de repositionner l'école comme "pôle moteur de la société", ou en d'autres termes comme un lieu où "il se passe quelque chose d'attractif et d'utile. 12) Développer assez rapidement des actions de formations aux langages (ou aux systèmes) auteurs qui permettront à tous les utilisateurs institutionnels des ateliers d'apprendre à "paramétrer " les logiciels en fonction de leurs besoins et de ceux de leurs groupes. Cette préoocupation pourrait même être déclarée prioritaire et se voir "lancée" dans tous les Ateliers en 86 à la faveur des actions nationales "recommandées" (décentralisation oblige) par la cellule nationale. 13) Savoir "monter" ou simplement encourager des dossiers "innovants", s'inscrivant notamment dans les perspectives d'échanges de données entre groupes scolaires et non scolaires (cf. l'annexe comportant des articles de l'ECOLE LIBERATRICE décrivant ces opérations en janvier 83 et mai 84). 14) Coordonner ses activités propres avec celles des Ateliers voisins, de façon à tenter de créer des synergiess positives permettant de renforcer l'action de tous les partenaires de l'opération. 15) Ne pas négliger ses propres élèves (pour le cas fort improbable où cette éventualité se rencontrerait) et penser à les emmener assez souvent travailler sur les ordinateurs ¡ !.... Comme on l'aura constaté, le rôle de l'instituteur, chargé de la responsabilité des Ateliers Informatiques apparaît assez lourd, pour ne pas dire écrasant... D'où la nécessité absolue de bien définir les formations qui seront offertes, ainsi que leur échelonnement dans le temps... 2. LE ROLE DES ANIMATEURS... Avertissement préalable : Les animateurs ne devraient en aucune façon devenir des permanents des ateliers, aussi est-il indispensable de réserver une grande mobilité à cette fonction. Naturellement les compétences qu'ils auront pu acquérir leur permettront éventuellement de s'insérer dans la réalité socio professionnelle de la région, en trouvant des emplois correspondant aux qualifications développées dans les ateliers. Le rôle des responsables des Ateliers ayant été préalablement défini, celui des animateurs pourra s'en déduire assez facilement. Rappelons simplement qu'il convient de prévoir une grande mobilité des animateurs, ne serait-ce qu'en raison du statut des jeunes "TUC"; ce qui obligera les responsables à consacrer un temps permanent à leur co-recrutement et à une partie de leur formation technique et pédagogique de "terrain" (en relation avec des centres locaux et/ou régionaux de formation). LES OBJECTIFS POURSUIVIS 1) Vis à vis du public des ateliers Comme il ne saurait être question de confier aux instituteurs la totalité des tâches d'animation et de formation des ateliers, il apparaissait logique de se tourner vers des animateurs destinés à les aider, d'où le recours à des jeunes "TUC". 1) Assister les responsables des ateliers dans l'accueil des visiteurs, dans la mise en route des matériels ainsi que dans la petite maintenance. 2) Prendre en charge progressivement l'animation en commençant par les groupes constitués (dans les régions où il y aura), puis les visiteurs individuels. Les animateurs seront ainsi amenés à intervenir auprès de publics "jeunes" au début (scolaires et/ou clubs), puis moins jeunes, aussitôt que leurs compétences se seront développées. 3) Selon leurs goûts et leurs capacités, les jeunes animateurs pourront progressivement prendre en charge des tâches de plus en plus spécialisées, comme des sessions de formation aux usages professionnels de l'informatique. 4) Participer (soit en tant qu'animateur, soit en tant que formateur) à des recherches et/ou à des mises au point de programmes professionnels correspondants à des attentes non satisfaites par des progiciels standards. L'accent pourra être mis soit sur le paramétrage de ces progiciels (c'est à dire leur adaptation aux cas rencontrés), soit sur de la programmation originale sur des langages de haut niveau. 2) Vis à vis des jeunes animateurs eux-mêmes Les ateliers informatiques ne devraient pas présenter comme moindre mérite celui de permettre à des jeunes de s'insérer ou de se réinsérer dans le corps social. oOo |