Comment devenir courtier en assurance ?

Vous souhaitez devenir courtier en assurance ? Quelle formation professionnelle ? Quels diplômes et obligations sont nécessaires pour exercer ce métier ? On répond à toutes vos questions sur le courtage en assurances !
Comment devenir courtier en assurance ?

Vous souhaitez vous reconvertir dans une branche où vous pourrez être votre propre patron et vous êtes à l’aise avec les chiffres ? Vous pourriez peut-être envisager de devenir courtier en assurance !

Qu’est ce qu’un courtier en assurance ? Environ 250 000 personnes travaillent dans un cabinet de courtage en France. Intermédiaire entre un assuré et une compagnie d’assurance, le courtier est le représentant de l’assuré. Son rôle est ainsi de lui proposer des contrats sur mesure et plus adaptés à son profil.

Quel est le rôle d’un courtier d’assurance ?

Le courtier en assurance ne vend pas directement de contrats d’assurances à ses clients. Il est là pour les aider à en acheter. Il aide ses clients à formuler leurs besoins et les guide dans le choix d’un contrat plutôt qu’un autre.

En cela, son rôle de conseiller est essentiel. Il a une connaissance approfondie du marché de l’assurance, et se tient informé de ses évolutions régulièrement afin de satisfaire au mieux son client. En cela, ses rôles sont multiples.

Un rôle d’intermédiaire

Il fait l’intermédiaire entre les particuliers et l’assureur ou l’organisme de crédit de l’emprunteur. Le but d’obtenir le meilleur contrat au meilleur prix avec la meilleure couverture en comparant toutes solutions assurantielles disponibles sur le marché.

Il joue le rôle d’un comparateur spécialiste pour orienter ses clients vers

Conseiller les clients

Après avoir établi un diagnostic de leurs risques et donc la marge de manœuvre à entreprendre, le courtier leur proposera les garanties adéquates et participera activement à la conception de leurs contrats.

Il donne aussi ses conseils pour aider les particuliers à mieux comprendre les enjeux des contrats d’assurance qui comportent des closes complexes.

Suivre les besoins des clients

En fonction de l’évolution de la situation personnelle ou professionnelle de leur client et du marché, le courtier devra adapter en conséquence aux divers offres de produits d’assurance ou financiers qu’il soumettra à suggestion.

Accompagner les clients

Dès lors sollicité, le courtier en assurance sera avec son client de la signature du contrat au versement des indemnités en cas de sinistre.

Comment fonctionne le métier de courtier en assurances ?

Le courtier en assurance doit savoir administrer et gérer son entreprise. Il est son propre patron et pourra recruter au besoin des tierces personnes, les former et devoir gérer une équipe de collaborateurs.

Un conseil indépendant des compagnies d’assurances

Le courtier sélectionne parmi les produits du marché les offres qui correspondent le mieux aux spécificités de ses clients. Dans sa pratique, il est également amené à innover en concevant des contrats sur-mesure pour répondre à des demandes particulières. Il faut être alerte et proche de ses clients pour mieux comprendre leurs besoins. Le courtier lance alors des appels d’offre auprès de sociétés d’assurances et négocie les conditions tarifaires.

Un cabinet de courtage a en général des spécialités

Assurance vie, mutuelle santé, assurance auto, assurance décennale auto entrepreneur, assurance habitation, assurance prêt immobilier… Les spécialités le font ou non sortir du lot selon si elle est déjà existante dans son périmètre de profession. Un courtier en assurance qui a des attraits pour un domaine plutôt qu’un autre-comme par exemple les voitures- aura tendance à se spécialiser dans ce domaine dont il se sent proche et qu’il connaît. Pour reprendre l’exemple du courtier amateur d’automobile, il orientera son offre vers la garantie des risques spécifiques inhérents à ces activités.

Quelles sont les qualités et compétences nécessaires pour exercer ce métier ?

Pour devenir un bon courtier, il faut réunir un ensemble de compétences et de qualités professionnelles :

  • Pédagogue, le courtier doit être attentif à chaque client.
  • Commercial, il sait convaincre assureurs comme client afin d’entretenir son portefeuille client.
  • Il doit être à la pointe de la connaissance de son domaine d’expertise.
  • Maîtriser un logiciel assurance indispensable à l’exercice de l’activité de courtier.
  • Être à l’aise avec l’anglais est avantageux pour des contrats d’assureurs internationaux.
  • De bonnes connaissances juridiques sont nécessaires.
  • Enfin, il faut avoir un bon relationnel et se constituer un réseau est essentiel pour réussir dans cette profession.
courtier en assurance

Quelle formation pour devenir courtier en assurance ?

Pour être courtier, il faut avoir obtenu au moins un bac +2. Le candidat doit également se voir délivrer la capacité professionnelle. Pour bénéficier de ce statut, il faudra que le courtier en devenir effectue:

  • soit un stage professionnel d’une durée de 150 heures minimum dans une société d’assurance ;
  • soit qu’il est fait un stage de deux ans dans un cabinet de courtage ;
  • soit un stage de quatre ans à un poste à responsabilités dans une entreprise ;
  • soit être diplômé en assurance ou en courtage.

L’Organisme pour le Registre des Intermédiaires d’Assurance validera alors la capacité professionnelle.Il existe également des formations bac +2 qui permettent de devenir courtier : le BTS Assurance, le DUT Carrière Juridique ou le DEUST Banque, Organisme financier et Prévoyance.

Peut-on devenir courtier en assurance sans diplôme ?

Il existe aussi plusieurs autres possibilités pour devenir courtier en assurance, et cela sans même avoir obtenu quelque diplôme ni certificats de qualification professionnelle que ce soit.

Devenir courtier sans diplôme est possible…

En réalisant un stage professionnel d’une durée minimum de 150 heures, auprès d’une entreprise d’assurance, un courtier, un agent d’assurance ou encore dans un centre de formation. Il existe même des formations en ligne. A la fin du stage, le stagiaire acquiert des compétences en matière juridique, technique, commerciale et administrative nécessaire pour servir de base solide à son futur métier. Un livret de stage de niveau I qui fait foi auprès de l’ORIAS sera remis au stagiaire.

… à condition d’avoir une expérience d’au moins 4 ans !

Hormis ce parcours, il est possible de devenir courtier si l’intéressé justifie d’une expérience d’au moins 4 ans dans le domaine de l’assurance. Il est nécessaire d’avoir travaillé dans une fonction relative à la production et à la gestion de contrats d’assurance au sein d’une entreprise d’assurance ou d’un établissement de crédit, chez un courtier ou encore chez un agent général d’assurance.

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Quelles sont les obligations légales du courtier ?

Comme tous les métiers de la banque et l’assurance, il est encadré de manière précise par le droit français. En effet, le secteur de l’assurance est soumis à de nombreuses contraintes réglementaires que le courtier doit respecter à la lettre.

Une activité est régie par le code des assurances

Le courtier en assurance est un agent intermédiaire dont l’activité est régie principalement par le code des assurances, mais aussi par d’autres réglementations figurant dans le code moral, le code de la consommation et le code du commerce.

La loi du 15 décembre 2005 définit l’intermédiation comme « l’activité qui consiste à présenter, proposer, ou aider à conclure des contrats d’assurance ou de réassurance ou à réaliser d’autres travaux préparatoires à leur conclusion. » Cette définition est précisée par le décret du 30 août 2006 : « Est considérée comme présentation, proposition ou aide à la conclusion d’une opération d’assurance, le fait de solliciter ou de recueillir l’adhésion à un contrat, ou d’exposer oralement ou par écrit à un adhérent éventuel en vue de cette adhésion, les conditions de garanties d’un contrat. »

Obligation d’inscription à l’ORIAS pour exercer le métier

ORIAS logo

L’ORIAS (Organisme pour le Registre des Intermédiaires en Assurance) est une organisation sous tutelle de la direction générale du Trésor qui a pour bit de elle a pour but d’homologuer les intermédiaires en assurance. Il est chargé chargé par l’union européenne de tenir le registre relatif au professionnel intermédiaire en assurance français.

Pour exercer l’activité d’IAS (Intermédiaire en Assurance), l’inscription sur le registre de l’Orias est obligatoire. L’inscription à l’ORIAS est donc une formalité administrative obligatoire pour devenir courtier en assurance.

Quel statut juridique choisir pour se lancer ?

Plusieurs statuts sont possibles dont notamment la SAS, la SARL, la SASU, l’EURL et l’auto-entreprise.

Micro-entreprise (auto-entrepreneur)

L’auto-entreprise du fait de son formalisme de création simplifié peut s’avérer intéressante dans un premier temps si vous n’avez pas encore beaucoup de client et d’expérience dans le secteur d’activité. Les taux de cotisation sont particulièrement faibles et donc attractifs et le prélèvement fiscal libératoire de l’impôt sur le revenu (PFLIR) est très intéressant-à la condition bien sûr de pouvoir en bénéficier.

Concrètement, si vous envisagez votre activité de courtier avec un minimum d’ambition, il convient de vous orienter directement vers une société (SARL, EURL, SAS, SASU..). Si vous êtes seul associé/actionnaire vous pouvez créer une EURL ou une SASU. Et si vous êtes à plusieurs, vous pouvez envisager leur équivalent : SARL et SAS.

La SAS

Outre la plus grande flexibilité statutaire de la SAS, la distinction entre ces deux sociétés se fait surtout au niveau du statut social du dirigeant. En effet, dans une SAS ou une SASU, le président (donc vous) est assimilé salarié : sa rémunération mensuelle à titre de président est soumise aux cotisations d’environ 65% de son net. Les dividendes perçus seront seulement soumis aux prélèvements sociaux de 15,5%.

La SARL ou de l’EURL

S’agissant de la SARL ou de l’EURL, il convient de distinguer le gérant majoritaire du gérant minoritaire. Lorsque le(s) gérant(s) cumule(nt) plus de 50% des droits de vote, ces derniers seront considérés comme majoritaire (une gérant associé unique d’EURL est toujours majoritaire puisqu’il possède 100% du capital). Dans cette situation, le gérant sera considéré comme TNS : les dividendes et rémunérations perçus seront soumis à un taux de cotisations d’environ 45% du net.

Une fois les statuts rédigés, vous pourrez effectuer les formalités auprès du CFE (Centre de formalité des entreprises) compétent afin d’enregistrer votre société.

Sachez que l’organisme gouvernemental Agence juridique peut vous accompagner dans cette étape importante en réalisant les statuts qui vous correspondent et en procédant à l’immatriculation de votre société !

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Combien gagne un courtier en assurance ?

Quand il est employé cadre sous contrat (CDD ou CDI) dans une entreprise, le salaire moyen d’un courtier dépend de son expérience et de la part variable de son salaire liés aux commissions. Le courtier sous contrat débutant commence généralement avec un salaire de 1500-2000 euros. Dans le privé, le salaire brut mensuel moyen pour le poste de Courtier en assurance se situe généralement entre 3500€ et 7000€ mensuel.

Pour un courtier indépendant, le salaire est variable. Il est inhérent de l’activité de son cabinet et des produits vendus. Le courtier est payé via un système de commissions dites récurrentes. Par conséquent, un courtier à son compte gagnera assez peu au début mais pourra se constituer une rente si il arrive à fidéliser un portefeuille de clients significatif avec le temps. C’est pourquoi il faut être prêt à s’investir a minima dans son métier et être à l’affût de la moindre opportunité qui saurait vous ravir et ravir vos clients. Certains courtiers peuvent gagner jusqu’à 90000€ euros brut par an.

Vous avez désormais les informations nécessaires pour vous lancer et trouver un emploi dans le dans le milieu du courtage en assurance !