Hub One se projette sur 2025 avec ambition

Fin mars, l’opérateur de technologies digitales pour les entreprises Hub One a dévoilé sa feuille de route à l’horizon 2025. Un mot d’ordre : l’ambition. Le groupe souhaite en effet atteindre les 250 millions de chiffre d’affaires (+60%) en accélérant sur les télécoms, la traçabilité et la cybersécurité.

Jeudi 31 mars dernier, Hub One s’est rendu au Campus Cyber pour y donner une conférence de presse détaillant son plan de bataille pour les trois prochaines années. Après avoir enregistré 157 millions d’euros de revenus l’année dernière (+15%), l’opérateur de technologies digitales pour les entreprises table sur 250 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, soit une augmentation de 60%. Pour y parvenir, il mise sur la croissance de ses trois métiers phares : télécoms, traçabilité des flux et cybersécurité. L’objectif final étant de devenir un groupe qui pèse dans les domaines de la 5G industrielle, de l’Internet des objets (IoT) et de la digitalisation des entreprises.

Concernant le premier secteur stratégique, les télécoms, « l’entreprise souhaite devenir l’opérateur de référence sur la 5G professionnelle », indique le directeur général du groupe Guillaume de Lavallade. Sa société dispose des moyens pour y parvenir dans la mesure où elle dispose d’une licence délivrée par l’Arcep pour proposer la « 4G évolutive 5G privée ». De plus, son expérience en télécommunication aéroportuaire (Hub One est une filiale à 100% du groupe ADP, anciennement nommé Aéroports de Paris), et dans le domaine du « Smart Airport », lui a permis d’être retenue pour mener un expérience baptisée “Dev 5G Industrie”. Grâce à ce projet inscrit dans le cadre du plan France relance, Hub One réalisera des expérimentations 5G en milieu portuaire, aéroportuaire et industriel.

Les ambitions de Hub One reposent également sur les technologies liées à la traçabilité des flux. « Nous sommes là pour créer, intégrer, maintenir des solutions de bout en bout sur différents secteurs allant de l’industrie sur les chaînes de production à la logistique pour l’optimisation des entrepôts », détaille Benoit Duchêne, Directeur de Hub One | traçabilité. Si l’opérateur dispose déjà d’expertise concernant la connectivité et l’IoT, il souhaite effectuer des investissements technologiques dans la « Smart industry » et l’intégration des robots, tels que les AMR (robots mobiles autonomes). Hub One compte également accélérer sur des domaines porteurs comme la maintenance, la réparabilité et le recyclage.

Place désormais au dernier pilier de la stratégie de croissance : la cybersécurité. En rachetant Sysdream, Ovéliane et Okïalog, Hub One renforce sa position et enrichit son offre dans un marché en développement constant. « Nous adressons les trois aspects de la cybersécurité : protection, détection et réponse », précise le directeur de Sysdream Grégory Mauguin. De fait, Hub One mène des audits des systèmes d’information (pentest, gouvernance…), développe des solutions pour vérifier la conformité des endpoints ou bien intègre des solutions techniques adaptées à chaque besoin métier. L’opérateur de technologies digitales dispose de la qualification Passi (prestataires d’audit de sécurité des SI) de l’Anssi. « Nous sommes également en cours de qualification sur le PDIS (prestataire de détection d’incidents de sécurité) », poursuit Grégory Mauguin. La division cybersécurité de Hub One est censée dépasser 20 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’horizon 2025.

L’essor de l’opérateur passera également par le recrutement de talents. C’est pourquoi Hub One va rehausser ses effectifs pour atteindre les 1 000 collaborateurs en France d’ici trois ans. Ils étaient 570 en 2021. En parallèle, Guillaume de Lavallade souhaite étendre les moyens humains en Europe. Croissance organique, investissements, innovations technologiques, croissance externe… Hub One est prêt à saisir toutes les opportunités de développement. « Nous ne fermons aucune porte pour atteindre nos objectifs à l’horizon 2025. C’est en accélérant encore notre stratégie de croissance que nous serons en mesure de proposer aux entreprises des solutions technologiques de pointe de bout en bout, qui répondent parfaitement aux enjeux de digitalisation auxquels elles sont confrontées », conclut Guillaume de Lavallade. 

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